Devenir parent est une expérience bouleversante. On nous répète souvent que « ça viendra tout seul », que « c’est instinctif », que « les enfants, ce n’est que du bonheur ». Dans la réalité, c’est beaucoup plus nuancé. Et parfois, malgré tout l’amour que l’on porte à ses enfants, on se sent dépassé.
Pendant ma formation de coach et consultante en éducation, nous devions nous exercer entre collègues. Je me souviens m’être demandé ce que j’allais bien pouvoir raconter. Ma vie n’était pas simple, certes… mais de là à avoir besoin d’aide ?
Les idées préconçues qui nous freinent
On entend souvent :
- « Être parent, c’est naturel. »
- « Tu sauras quoi faire quand ton enfant sera là. »
- « Tout le monde y arrive, ça ira. »
Ces messages peuvent paraître rassurants, mais ils isolent.
D’autant que l’on compare ce que l’on vit — fatigue, colère, doutes — à ce que l’on voit chez les autres : des parents qui semblent tout gérer. Les réseaux sociaux amplifient encore cette impression.
La vérité, c’est que ce que l’on voit n’est pas la réalité. On montre ce qui va bien, rarement ce qui nous met en difficulté.
Quand on devient “maman” ou “papa” avant d’être soi
Je me souviens d’un matin où, après avoir tout préparé pour mes filles, je me suis assise dans ma voiture et mon corps m’a rappelé que… j’avais oublié de manger.
Prendre soin de soi devient secondaire.
On parle des enfants au travail, à la maison, dans les moments de pause. On organise tout autour d’eux. Sans s’en rendre compte, on glisse vers un rôle unique qui finit par définir toute notre identité.
À force, comment s’autoriser à dire :
“Je n’y arrive pas. J’ai besoin d’aide.”
“Ce n’est pas grave, ça passera”… vraiment ?
On minimise :
- Les nuits hachées,
- Les colères répétées,
- Les conflits entre frères et sœurs,
- Les devoirs qui se transforment en guerre froide,
- Les comportements qui nous dépassent.
On se dit que c’est “normal”, que ça va finir par se régler seul.
Mais parfois, ce qui “passe” finit surtout par nous user.
Ce que l’accompagnement m’a appris — même à moi
Lors des exercices avec mes collègues, j’ai accepté de dire ce qui était lourd :
- Ces soirées où je restais une heure à côté de ma fille pour l’endormir.
- La difficulté de trouver du temps pour l’aînée.
- La colère qui surgissait quand je voyais ma grande toujours “faire plaisir” pour éviter les conflits.
En en parlant, j’ai pu :
- définir ce qui était OK pour moi — pas pour “les autres parents” ;
- ajuster ma manière de faire ;
- voir ma fille aînée autrement ;
- lui redonner des permissions dont elle manquait.
Il n’y a pas eu de miracle, mais il y a eu du changement.
Un changement nourri par l’écoute, la clarté et un espace pour réfléchir autrement.
Alors, comment savoir si vous avez besoin d’aide ?
Voici quelques repères simples et honnêtes.
Un accompagnement peut être utile si :
- vous vous sentez souvent débordé·e, fatigué·e, à bout ;
- vous êtes heureux·se d’être parent, mais certaines situations deviennent trop lourdes ;
- vous réagissez toujours “par automatisme”, sans être vraiment aligné·e avec vous-même ;
- un comportement de votre enfant vous dépasse ;
- quelque chose se répète chaque jour malgré tous vos essais ;
- vous vous sentez isolé·e avec vos questions ;
- vous avez envie que ça se passe autrement, mais vous ne savez pas par où commencer.
Il n’y a pas de “petite” raison.
Il y a seulement vous, votre vécu, vos besoins — et le droit de demander du soutien.
Vous n’avez pas à traverser ça seul·e
Être parent n’est pas inné. C’est un apprentissage continu.
Un accompagnement — qu’il soit ponctuel ou plus approfondi — peut réellement alléger votre quotidien et éclairer des situations que vous ne parveniez plus à voir autrement.
Vous pouvez :
- en parler à quelqu’un de confiance,
- rejoindre un groupe de parents,
- participer à un atelier,
- ou être accompagné·e par un professionnel.
Si vous sentez que c’est le bon moment pour vous, je peux vous accompagner — en séance de thérapie adulte ou en coaching, selon ce qui correspond le mieux à votre besoin.
Le plus important, ce n’est pas d’être un parent parfait.
C’est de ne plus avancer seul·e quand c’est trop lourd.



